PRESENTATION

A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

Lundi 28 juillet 2008

 MORONI - Les députés comoriens ont rejeté jeudi un projet de loi visant à accorder la nationalité comorienne à 4.000 familles habitant aux Emirats, au Koweït et en Arabie saoudite mais considérées officiellement comme apatrides, a-t-on appris vendredi de sources parlementaires.
Le gouvernement avait appelé les députés à voter le projet de loi accordant la citoyenneté comorienne à ces personnes contre des avantages financiers.
"Il s'agit d'un programme visant à attirer des investisseurs étrangers dans le domaine de l'immobilier" selon le communiqué officiel du gouvernement publié au moment du dépôt du projet de loi (voir ICI).
"La naturalisation par exemple de 4.000 familles des Emirats arabes unis (rapportera) environ 100 millions de dollars américains" aux Comores explique le communiqué.

Selon le gouvernement comorien, ce projet "a été initié suite à des rencontres au plus haut niveau entre l'émir du Koweit et le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi".
Le texte, qui aurait permis d'accorder la nationalité comorienne à ces familles "sans obligation de résidence habituelle aux Comores", a été rejeté tard jeudi soir lors d'une séance houleuse à l'Assemblée, convoquée spécialement en session extraordinaire.

L'opposition comorienne a vigoureusement protesté contre le projet, estimant qu'il équivalait à "une mise aux enchères de notre nationalité".
L'un des vice-présidents du Parlement, le député Ibrahim Mohamed Sidi, a dénoncé la "gourmandise" du gouvernement prêt à "vendre la citoyenneté comorienne aux pays du Golfe" qui veulent "se débarrasser de ces familles encombrantes".

Plusieurs députés ont de leur côté affirmé que ces familles, en majorité des nomades "bidun" (sans nationalité), se trouveraient en situation irrégulière dans leurs propres pays.En revanche, pour le rapporteur du projet, Assoumani Yousouf Mondoha, le texte était un "programme de citoyenneté économique visant à naturaliser des personnes majeures ayant la qualité d'investisseurs" et aurait permis à l'archipel comorien de recevoir près de 200 millions de dollars (127,5 millions d'euros).
Les trois pays concernes sont parmi les trois principaux partenaires économiques et alliés politiques des Comores depuis l'arrivée de M. Sambi au pouvoir en 2006.
Les Comores - composées des îles de Grande-Comores, Anjouan et Mohéli - sont un archipel très pauvre de l'océan Indien, où les fonctionnaires totalisent cinq mois d'arriérés de salaires en 2008 et où les pénuries de carburant et d'électricité sont récurrentes.

Un islamiste modéré, Ahmed Abdallah Sambi, est à la tête des Comores depuis mai 2006. M. Sambi est également un guide religieux islamiste modéré formé en Arabie saoudite, au Soudan et en Iran.
Le gouvernement comorien, ministre des Affaires islamiques en tête, a opéré ces dernières semaines un durcissement des mesures pour "la sauvegarde des bonnes moeurs", pour les mettre en adéquation avec les "valeurs" de l'islam, suscitant l'inquiétude de milieux intellectuels et de femmes.

AFP / 25 juillet 2008 21h09
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Jeudi 24 juillet 2008

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, lundi 21 juillet 2008 (HZK-Presse)L’armée comorienne est en deuil après avoir enterré l’un de ses hommes, le sergent-chef Abdoussalam Housseine, mort samedi mais dont le corps n’a été retrouvé que dimanche en fin de matinée dans un terrain vague aux environs du village de Vouvouni, voisin de Mdé d’où est originaire l’ancien soldat. L’un de ses frères d’armes et co-villageois, l’adjudant Abdourazak Toybou, est admis à l’hôpital El-Maarouf et serait dans un état grave. Victimes, tous les deux d’agression, les deux soldats ont été agressés alors qu’ils étaient de passage dans le village de Vouvouni.

 

Le ministre de la Justice, Madi Ali, et plusieurs officiers, sous-officiers et hommes de rang avaient pris part à l’enterrement du soldat, hier dimanche après-midi. Vers la fin de l’après-midi d’hier, trois suspects de Vouvouni avaient été interpellés par la gendarmerie qui poursuivait encore ses recherches au moment où nous mettions sous presse.

 

A la gendarmerie, où les enquêteurs essayaient de mettre les éléments du puzzle en place, l’on sait que la veille (samedi), un match de football avait opposé les équipes de ces deux villages voisins qui s’est terminé par un score nul de zéro à zéro. On relève également que les deux villages, en dépit de leur proximité, n’ont jamais eu des relations de bon voisinage et que la tension entre eux est toujours vive et tendue.

 

L’armée a perdu l’un de ses siens tandis qu’un autre de ses éléments est dans un état critique. Le village de Mdé a perdu un de ses enfants et un autre se bat entre la vie et la mort. Nous attendons les éléments de l’enquête pour savoir quel sera le traitement que fera de cette affaire la justice comorienne pour faire revenir la paix entre les deux villages et que tout le monde apprenne à respecter l’uniforme. Même si les soldats agressés –tué et blessé – n’étaient pas en uniforme au moment des faits.

 

M.Hassani

210708/mh/hzkpresse/6h00

 

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Mercredi 23 juillet 2008

Le Karthala regorge d'un énorme potentiel de développement économique et écologique qui va de ses ressources en matériaux, à sa richesse environnementale en biodiversité, en passant par ses gisements en énergie renouvelable. Le Karthala, sous cet angle, est considéré comme une source importante de développement, car il permet à des populations locales de tirer profit de sa nature, en créant des activités génératrices de revenus.

Le Pnud organise un colloque international sur le Karthala en octobre prochain au Palais du Peuple. Ce colloque, qui verra la participation de grands noms du monde de la vulcanologie et d'experts de tous horizons, est parrainé par le gouvernement de l'Union des Comores. L'objectif, tel que défini par le coordonnateur résident du Système des Nations unies (Snu), qui en est le principal artisan, est triple. Cette conférence internationale entend lever le voile sur le Karthala, et exposer le volcan sous tous les angles, en tenant compte de l'aspect scientifique, de l'aspect économique et de l'aspect purement politique.

La portée scientifique permettra d'acquérir et d'approfondir des connaissances sur le volcanisme comorien, ainsi que des données relatives aux phénomènes et mécanismes sismiques. Cette approche devra associer chercheurs et ingénieurs de divers domaines scientifiques (géologie, volcanologie, hydrologie…). Les recherches scientifiques effectuées ces dernières années sur le volcan serviront de base de travail aux participants. Le volet scientifique du Colloque contribuera à vulgariser et à mettre à la portée du grand nombre les explications liées à la nature de ce géant voisin, qui tutoie les nuages et semble à la fois nous menacer et nous protéger.

Ensuite, vient la dimension politique qui constitue l'aspect le plus important, car la conférence devra mettre l'accent sur la gestion intégrée des risques liés au volcan. Ces risques peuvent avoir des conséquences très graves sur les hommes et leur environnement : pertes en vies humaines, destruction des infrastructures, augmentation des maladies infectieuses, dégradation des écosystèmes, réduction de l'utilisation des terres. Ces catastrophes peuvent être très dangereuses pour un pays comme le nôtre, pauvre, vulnérable, à l'économie fragile, et qui souffre d'un déficit en matière d'observation, de prévention et de diffusion d'alerte, ainsi que dans le domaine de la gestion de crises. Aussi, la conférence entend-elle proposer des pistes de solutions afin de permettre aux décideurs politiques et à la société civile de mieux appréhender la gestion des risques. Le but étant d'obtenir une définition partagée et concertée d'une politique impliquant tous les acteurs pour une meilleure prévention, qui va de l'éducation à la gouvernance locale.

Enfin, le dernier niveau se situe sur la dimension de la valorisation énergétique et touristique. Le Karthala regorge d'un énorme potentiel de développement économique et écologique qui va de ses ressources en matériaux, à sa richesse environnementale en biodiversité, en passant par ses gisements en énergie renouvelable. Le Karthala, sous cet angle, est considéré comme une source importante de développement, car il permet à des populations locales de tirer profit de sa nature, en créant des activités génératrices de revenus. Outre le trekking qui fascine les amoureux des randonnées pédestres et d'escalade, les potentialités de développement touristique sont également très importantes, surtout pour le tourisme qu'on qualifie d'éco, de bio, ou de solidaire, voire de culturel pour les villages environnants. L'autre dimension de la valorisation concerne l'exploitation de la géothermie, une énergie propre et renouvelable. Le massif du Karthala est un emplacement possible pour le développement de la géothermie haute enthalpie pour la production d'électricité à partir d'un fluide à haute température se situant en profondeur.

Bref, c'est en décortiquant tous ces aspects que l'on arrivera à mieux connaître ce monstre énigmatique, et à ne plus avoir peur de lui. Et le colloque entend apporter des réponses à toutes les questions que l'on peut se poser sur la nature du Karthala, que ce soit du domaine rationnel, ou de l'irrationnel. Car, même si la mythologie continuera toujours à exercer des fascinations sur le volcan, en véhiculant ses légendes, seulement, après ce colloque, on se rendra bien compte que les djinns ont décampé des entrailles du Karthala depuis belle lurette, et que le trône de la reine de Saba n'y est plus. Mais, les mystères liés au volcan seront également au rendez-vous d'octobre, à travers une série d'activités artistiques et culturelles qui seront organisées parallèlement et autour de l'événement. Comme on peut le constater, le Karthala n'a pas fini de fasciner les hommes.

Sast
Alwatwan N° 1116 du 18/07/08

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Mercredi 23 juillet 2008

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Dubaï, mercredi 23 juillet 2008 (HZK-Presse)L’Hôtel Novi, qui appartenait à l’homme d’affaire Omani, Mr. Ahmed Ali Sahel, fils du Consul Honoraire des Comores en Sultanat d’Oman, feu Ali Sahel, a été repris sur un contrat de location par un investisseur comorien.

 

L’inauguration de l’hôtel s’est faite le 11 juillet dernier devant une foule de comoriens, précédée par le Consul des Comores à Dubaï, Mr. M. Rachid Aboubacar, et le potentiel Ambassadeur des Comores aux Emirats, Mr. Zoubert (nomination non encore officiellement confirmée) et d’autres dignitaires de la place.

 

D’une capacité de 22 chambres, Novi se trouve au cœur du « Downtown Dubaï » où s’est basé l’essentiel des magasins d’import et export de produits de grande consommation. Un haut lieu des milieux d’affaires.

 

Depuis longtemps, les comoriens fréquentent cet hôtel. Le Directeur Général, Mr. Mohamed Mozar, se dit confiant de cette acquisition et annonce qu’il a l’intention d’améliorer la qualité des services en y aménageant, entre autre, un restaurant aux  spécialités comoriennes.

 

Bien sûr, on est loin de ces Burj Al Anrab, le plus haut hôtel du monde, Burj Dubaï 800m d’altitude et autres burj ; mais toute chose a un commencement.

 

Mohamed Halim (Correspondant, Dubaï)

230708/eso/hzkpresse/6h00

 

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Mercredi 23 juillet 2008

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, samedi 19 juillet 2008 (HZK-Presse)L’intervention de la gendarmerie qui a fait usage de ses armes, hier vendredi 18 juillet à Ivembéni, a causé la mort d’un jeune homme et plus d’une dizaine de blessés.

 

Ce qui ne devait être qu’une simple affaire à régler entre la société comorienne de l’eau et de l’électricité (Ma-Mwe) s’est soldée de manière tragique par la mort d’un jeune Ivémbénien et plusieurs de ses frères (plus d’une dizaine) blessés. C’était hier vendredi au moment de la grande prière hebdomadaire.

 

Des éléments de la gendarmerie avaient tenu compagnie à des employés de la société Ma-Mwe à Ivembéni pour assurer leur protection dans une opération de coupure d’électricité. L’intervention de Ma-Mwe dans le village, était destinée à isoler Ivembéni du réseau électrique après avoir relevé une fraude dans certains foyers du village.

 

Selon un officier : « La société avait demandé notre protection craignant la solidarité des habitants du village qui se mettent, comme d’habitude, du côté des fraudeurs pour repousser les agents de la Ma-Mwe, parfois violemment ». Pour l’officier, ce qui s’est passé vendredi, est la preuve que la société d’électricité avait bien raison de solliciter la protection des forces de l’ordre. « Tous les habitants du village s’étaient dressés contre les agents des forces de l’ordre », regrettant beaucoup ce qui s’est passé.

 

Pour une femme d’Ivembéni que nous avons rencontrée à l’hôpital El-Maarouf, le soir du drame, l’intervention des soldats a eu lieu au moment où tout le monde se trouvait réuni à la mosquée. « A leur descente de voiture, les soldats ont tiré deux grenades lacrymogènes à l’intérieur de la mosquée », a dit la jeune femme qui s’est interrogée sur les raisons du choix du moment pour intervenir.

 

Garde-malade de son jeune frère, Machouhouli Said, 20 ans, admis à l’hôpital El-Maarouf, à la suite de traumatisme crânien, et plusieurs blessures aux épaules et au menton, Mme Said a dit : « tout ce que vous voyez est dû à des coups de crosse de fusil et des coup de pied des gendarmes sur mon frère ».

 

Se disant abasourdie par ce qu’elle venait de voir, la jeune Ivémbénienne s’est dite surprise de ce qu’elle a appelé « une punition collective de tout un village pour une seule famille que l’on suppose avoir fraudé ».

 

Notons que la société avait isolé toute la zone du secteur où se trouve Ivembéni après avoir relevé cette fraude (le foyer incriminé se refusant à payer l’amende imposée dans un cas pareil) et en représailles à la solidarité villageoise pour le supposé coupable. Les habitants des autres villages s’étant plaints, la société avait décidé de les sortir de l’isolement en laissant Ivembéni seul dans cette situation.

 

Ivembéni, souligne-t-on, est l’une des grosses localités du nord-ouest de Ngazidja située à environ 30 kilomètres de Moroni, la capitale des Comores.

 

M. Hassani

190708/mh/hzkpresse/12h00

 

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Samedi 19 juillet 2008
Le gouvernement comorien "déçu" de l'expulsion du colonel Bacar vers Cotonou
MORONI - Le gouvernement comorien s'est dit "déçu" après l'expulsion samedi de l'île française de La Réunion à destination du Bénin du colonel Mohamed Bacar, président déchu de l'île comorienne d'Anjouan, (Voir ICI) et a réitéré sa volonté de juger le "criminel Bacar".
"Nous sommes déçus de cette décision de transférer Mohamed Bacar au Bénin. Ce que nous voulons, c'est que le criminel Bacar soit jugé soit par une juridiction comorienne, soit par une juridiction internationale", a réagi samedi auprès de l'AFP le porte-parole du gouvernement comorien, Abdourahim Said Bakar.
"Les crimes de Bacar ne peuvent pas rester impunis, il doit répondre de ses actes devant la justice", a affirmé le porte-parole.
"Est-ce que la France aurait des choses à cacher dans cette affaire, des choses qu'elle ne voudrait pas que la justice et les Comoriens découvrent ?", s'est également interrogé M. Said Bakar.
Mohamed Bacar a été expulsé de l'île française de La Réunion samedi avec son frère et deux de ses hommes à destination de Cotonou (Bénin), selon un communiqué de la préfecture de La Réunion.
De son côté, le secrétaire national du parti d'opposition comorien Ridja, Mohamed Abdou Soimadou, a réclamé que le "gouvernement comorien mette en place le dispositif qui permettrait de juger Mohamed Bacar et ses complices, même par contumace".
Réagissant auprès de l'AFP, M. Soimadou a accusé les autorités comoriennes d'avoir été "complices" de "l'exfiltration" de Mohamed Bacar des Comores, puis de "la mise en scène de La Réunion".
"Nous considérerons que c'est un coup contre les Comores et leur dignité", a-t-il encore accusé.
M. Bacar, président d'Anjouan depuis mars 2002 mais dont la réélection en juin 2007 avait été jugée illégale par l'Union des Comores et l'Union africaine (UA), a été renversé fin mars par une opération de l'armée comorienne et de troupes mandatées par l'UA.
Arrivé fin mars à La Réunion avec des militaires de sa garde rapprochée, Mohamed Bacar a été condamné à 3 mois de prison avec sursis pour détention d'armes.
L'asile en France lui avait été définitivement refusé fin juin, mais son renvoi dans l'archipel des Comores (composé des îles de Grande-Comore, Anjouan et Mohéli) avait été exclu. Il était depuis assigné à résidence dans une base aérienne militaire de La Réunion.
Moussa Toybou, un ingénieur des travaux publics peu connu sur la scène politique comorienne, a été élu fin juin président de l'île d'Anjouan pour succéder à M. Bacar (voir ICI).
(AFP / 19 juillet 2008 13h16)
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Samedi 19 juillet 2008

SAINT-DENIS-DE-LA REUNION (AFP) 19/07/2008 - Le colonel Mohamed Bacar, président déchu de l'île comorienne d'Anjouan a été expulsé de La Réunion samedi matin avec son frère et deux de ses hommes à destination de Cotonou (Bénin) sur un vol spécial affrété par le gouvernement français, a annoncé la préfecture de La Réunion dans un communiqué.

"Ce matin, M. Mohamed Bacar, son frère et deux Anjouanais assignés à résidence à la Base aérienne 181 ont été reconduits par un vol spécial affrété par le gouvernement français à destination de Cotonou (Bénin)", indique le communiqué du préfet de la Réunion Pierre-Henry Maccioni.

Selon la préfecture, le départ s'est déroulé "sans aucun incident".

"Toutes les voies de recours suspensif étant éteintes, les autorités béninoises ayant fait connaître leur disponibilité à accueillir M. Bacar, le préfet a fait part à ce dernier et à trois autres Anjouanais préalablement désignés par lui, par courrier notifié le 10 juillet 2008 de son intention d'abroger les arrêtés d'assignation à résidence et de mettre à exécution les arrêtés de reconduite à la frontière les concernant", ajoute le texte.

Mohamed Bacar était arrivé à la Réunion en compagnie des militaires de sa garde rapprochée fin mars.

Renversé par une opération militaire conduite par l'armée comorienne et des troupes mandatées par l'UA, il avait fui Anjouan avec 22 de ses hommes en direction de Mayotte, d'où ils avaient été transférés à La Réunion pour y être assignés à résidence.

 

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Vendredi 18 juillet 2008

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, mercredi 16 juillet 2008 (HZK-Presse) – Dans la matinée d’hier mardi, dans le quartier Hamramba, vers 12 heures. A la station Bonzami, les employés ont déserté les lieux. Et comme dans une foire, une interminable file de voitures à cours de carburant sont garées. Tout en haut des citernes à l’abri du tohu-bohu, des gens patientent, les cœurs sans espoir.

 

« Je n’ai plus l’espoir d’avoir du gasoil. D’ailleurs, j’ignore vraiment si la station a du carburant ou pas. En fait, je voudrais bien rentrer chez moi, mais je suis pétrifié car chaque fois  que mon camion ne fonctionne plus faute de gasoil, c’est toute ma vie et la vie de mon foyer qui se retrouve perturbée », nous a dit Hadj Ibrahim, habitant de Mboude ya Bambao.

 

A ses côtés, Ridjal Ali, tronçonneur, nous a confié à son tour : « Avec cette jerricane, j’ai fait le tour de toutes les stations dans l’espoir d’avoir une goutte d’essence. Sans succès. Ils me disent toujours qu’ils ne vendent qu’à ceux qui ont des voitures. Comme je ne peux plus utiliser ma tronçonneuse, mon seul outil de travail, je risque de ne plus pouvoir nourrir ma famille. » 

 

A quelques kilomètres de là, à la station Al Kamar c’est toujours la même scène de désolation. Ali Soilih alias Mahélé 100% et Ibrahim Hassane, tous deux chauffeurs de taxi-brousse, ont passé toute la nuit de mardi dans la station. Les fauteuils de leurs véhicules servant de matelas. « Parait-il que les stations ne vendent pas leur gasoil parce qu’il y a des rumeur de hausse des prix, et l’Etat hésite encore, d’où les menaces de spéculations, » nous ont-ils dit.

 

A la station Filling, Lopez, assistant de direction, somme les propriétaires des voitures que s’ils n’enlèvent pas leurs véhicules de la station, il serait obligé de les enlever par la force, quitte même de les mettre en morceau. « Je ne sais pas pourquoi je dois enlever ma voiture de là. Comme les autres je fais la  queue aussi. Je n’attendrais pas six heures de temps ici pour en fin de compte céder la place à un autre. Qui va à la chasse perd sa place. Je ne suis pas né de la dernière pluie. Ma voiture reste là, qu’ils aient du carburant ou pas. A défaut de gasoil et d’essence, mes camions ne fonctionnent plus » nous a appris l’opérateur économique Abdourahamane Soundi.

 

Pour savoir ce qui se passe au niveau de la Société des Hydrocarbures, on s’est entretenu avec l’inspecteur Aboubacar Abdoulwahabe alias Kadafi. « Nous livrons toujours du carburant aux stations service. D’ailleurs, ce matin nous en avons livré une énorme quantité aux stations. Sûrement ils font du stockage. A vrai dire ils sont en train de manigancer quelque chose » nous a-t-il répondu, tout pressant le pas.

 

« C’est faut ce que dit l’inspecteur de la société des Hydrocarbures. Nous avons fait la commande habituelle de 3000 litres. Ils ne nous ont livré que les 1000 litres. Une infime quantité vendue d’un seul trait » rétorque Mzé Ahmed Salim, gérant de la station Feeling. « Comme ils seront bientôt en rupture de stock, ils rationalisent », croit-on savoir.  

 

En effet, l’inspecteur des Hydrocarbures cherche à dissimuler une vraie fausse pénurie, pourtant vécue chaque jour de plus en plus durement par le consommateur. Pourquoi mentir à la population, en lui faisant croire l’arrivée d’un bateau de dépannage, qui serait suivi après 15 jours d’une importante cargaison dont aucune date n’est connue.

 

Pendant ce temps c’est toute l’économie du pays qui replonge dans la paralysie, avec toutes les conséquences liées aux délestages d’eau et d’électricité qui en déclouent. Un peu plus de transparence ne ferait de mal à personne.

 

Adjmaël Halidi

160708/ah/hzkpresse/18h00

 

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LU POUR VOUS

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

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