LE BLOG DE HALIDI ALLAOUI
Un comorien de OUANI
Ma passion, c'est mon pays natal, les Comores et ma ville, Ouani, ma raison d'être
"S'accepter est le sommet de la lacheté, n'existe que celui
qui se refuse"
SONI LABOU TANSI : La Vie et demie (Paris - Seuil 1979)
Un homme responsable est celui qui assume ses actes et défend
haut et fort ses convictions. Il reste
maître de sa pensée et refuse de devenir un mouton
QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?
Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga
NA MKARIBU HARI MWA YI BLOG
YANGU
Cet outil va me
permettre de vous faire decouvrir mon pays natal et partager quelques unes de mes passions.......à ma façon !!!!
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LES NEWS RECENTES DES COMORES
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
Moroni, lundi 21 juillet 2008 (HZK-Presse) – L’armée comorienne est en deuil après avoir enterré l’un de ses hommes, le sergent-chef Abdoussalam Housseine, mort samedi mais dont le corps n’a été retrouvé que dimanche en fin de matinée dans un terrain vague aux environs du village de Vouvouni, voisin de Mdé d’où est originaire l’ancien soldat. L’un de ses frères d’armes et co-villageois, l’adjudant Abdourazak Toybou, est admis à l’hôpital El-Maarouf et serait dans un état grave. Victimes, tous les deux d’agression, les deux soldats ont été agressés alors qu’ils étaient de passage dans le village de Vouvouni.
Le ministre de la Justice, Madi Ali, et plusieurs officiers, sous-officiers et hommes de rang avaient pris part à l’enterrement du soldat, hier dimanche après-midi. Vers la fin de l’après-midi d’hier, trois suspects de Vouvouni avaient été interpellés par la gendarmerie qui poursuivait encore ses recherches au moment où nous mettions sous presse.
A la gendarmerie, où les enquêteurs essayaient de mettre les éléments du puzzle en place, l’on sait que la veille (samedi), un match de football avait opposé les équipes de ces deux villages voisins qui s’est terminé par un score nul de zéro à zéro. On relève également que les deux villages, en dépit de leur proximité, n’ont jamais eu des relations de bon voisinage et que la tension entre eux est toujours vive et tendue.
L’armée a perdu l’un de ses siens tandis qu’un autre de ses éléments est dans un état critique. Le village de Mdé a perdu un de ses enfants et un autre se bat entre la vie et la mort. Nous attendons les éléments de l’enquête pour savoir quel sera le traitement que fera de cette affaire la justice comorienne pour faire revenir la paix entre les deux villages et que tout le monde apprenne à respecter l’uniforme. Même si les soldats agressés –tué et blessé – n’étaient pas en uniforme au moment des faits.
M.Hassani
210708/mh/hzkpresse/6h00
Le Karthala regorge d'un énorme potentiel de développement économique et écologique qui va de ses ressources en matériaux, à sa richesse environnementale en biodiversité, en passant par ses gisements en énergie renouvelable. Le Karthala, sous cet angle, est considéré comme une source importante de développement, car il permet à des populations locales de tirer profit de sa nature, en créant des activités génératrices de revenus.
Le Pnud organise un colloque international sur le Karthala en octobre prochain au Palais du Peuple. Ce colloque, qui verra la participation de grands noms du monde de la vulcanologie et d'experts de tous horizons, est parrainé par le gouvernement de l'Union des Comores. L'objectif, tel que défini par le coordonnateur résident du Système des Nations unies (Snu), qui en est le principal artisan, est triple. Cette conférence internationale entend lever le voile sur le Karthala, et exposer le volcan sous tous les angles, en tenant compte de l'aspect scientifique, de l'aspect économique et de l'aspect purement politique.
La portée scientifique permettra d'acquérir et d'approfondir des connaissances sur le volcanisme comorien, ainsi que des données relatives aux phénomènes et mécanismes sismiques. Cette approche devra associer chercheurs et ingénieurs de divers domaines scientifiques (géologie, volcanologie, hydrologie…). Les recherches scientifiques effectuées ces dernières années sur le volcan serviront de base de travail aux participants. Le volet scientifique du Colloque contribuera à vulgariser et à mettre à la portée du grand nombre les explications liées à la nature de ce géant voisin, qui tutoie les nuages et semble à la fois nous menacer et nous protéger.
Ensuite, vient la dimension politique qui constitue l'aspect le plus important, car la conférence devra mettre l'accent sur la gestion intégrée des risques liés au volcan. Ces risques peuvent avoir des conséquences très graves sur les hommes et leur environnement : pertes en vies humaines, destruction des infrastructures, augmentation des maladies infectieuses, dégradation des écosystèmes, réduction de l'utilisation des terres. Ces catastrophes peuvent être très dangereuses pour un pays comme le nôtre, pauvre, vulnérable, à l'économie fragile, et qui souffre d'un déficit en matière d'observation, de prévention et de diffusion d'alerte, ainsi que dans le domaine de la gestion de crises. Aussi, la conférence entend-elle proposer des pistes de solutions afin de permettre aux décideurs politiques et à la société civile de mieux appréhender la gestion des risques. Le but étant d'obtenir une définition partagée et concertée d'une politique impliquant tous les acteurs pour une meilleure prévention, qui va de l'éducation à la gouvernance locale.
Enfin, le dernier niveau se situe sur la dimension de la valorisation énergétique et touristique. Le Karthala regorge d'un énorme potentiel de développement économique et écologique qui va de ses ressources en matériaux, à sa richesse environnementale en biodiversité, en passant par ses gisements en énergie renouvelable. Le Karthala, sous cet angle, est considéré comme une source importante de développement, car il permet à des populations locales de tirer profit de sa nature, en créant des activités génératrices de revenus. Outre le trekking qui fascine les amoureux des randonnées pédestres et d'escalade, les potentialités de développement touristique sont également très importantes, surtout pour le tourisme qu'on qualifie d'éco, de bio, ou de solidaire, voire de culturel pour les villages environnants. L'autre dimension de la valorisation concerne l'exploitation de la géothermie, une énergie propre et renouvelable. Le massif du Karthala est un emplacement possible pour le développement de la géothermie haute enthalpie pour la production d'électricité à partir d'un fluide à haute température se situant en profondeur.
Bref, c'est en décortiquant tous ces aspects que l'on arrivera à mieux connaître ce monstre énigmatique, et à ne plus avoir peur de lui. Et le colloque entend apporter des réponses à toutes les questions que l'on peut se poser sur la nature du Karthala, que ce soit du domaine rationnel, ou de l'irrationnel. Car, même si la mythologie continuera toujours à exercer des fascinations sur le volcan, en véhiculant ses légendes, seulement, après ce colloque, on se rendra bien compte que les djinns ont décampé des entrailles du Karthala depuis belle lurette, et que le trône de la reine de Saba n'y est plus. Mais, les mystères liés au volcan seront également au rendez-vous d'octobre, à travers une série d'activités artistiques et culturelles qui seront organisées parallèlement et autour de l'événement. Comme on peut le constater, le Karthala n'a pas fini de fasciner les hommes.
Sast
Alwatwan N° 1116 du 18/07/08
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
Dubaï, mercredi 23 juillet 2008 (HZK-Presse) – L’Hôtel Novi, qui appartenait à l’homme d’affaire Omani, Mr. Ahmed Ali Sahel, fils du Consul Honoraire des Comores en Sultanat d’Oman, feu Ali Sahel, a été repris sur un contrat de location par un investisseur comorien.
L’inauguration de l’hôtel s’est faite le 11 juillet dernier devant une foule de comoriens, précédée par le Consul des Comores à Dubaï, Mr. M. Rachid Aboubacar, et le potentiel Ambassadeur des Comores aux Emirats, Mr. Zoubert (nomination non encore officiellement confirmée) et d’autres dignitaires de la place.
D’une capacité de 22 chambres, Novi se trouve au cœur du « Downtown Dubaï » où s’est basé l’essentiel des magasins d’import et export de produits de grande consommation. Un haut lieu des milieux d’affaires.
Depuis longtemps, les comoriens fréquentent cet hôtel. Le Directeur Général, Mr. Mohamed Mozar, se dit confiant de cette acquisition et annonce qu’il a l’intention d’améliorer la qualité des services en y aménageant, entre autre, un restaurant aux spécialités comoriennes.
Bien sûr, on est loin de ces Burj Al Anrab, le plus haut hôtel du monde, Burj Dubaï 800m d’altitude et autres burj ; mais toute chose a un commencement.
Mohamed Halim (Correspondant, Dubaï)
230708/eso/hzkpresse/6h00
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
Moroni, samedi 19 juillet 2008 (HZK-Presse) – L’intervention de la gendarmerie qui a fait usage de ses armes, hier vendredi 18 juillet à Ivembéni, a causé la mort d’un jeune homme et plus d’une dizaine de blessés.
Ce qui ne devait être qu’une simple affaire à régler entre la société comorienne de l’eau et de l’électricité (Ma-Mwe) s’est soldée de manière tragique par la mort d’un jeune Ivémbénien et plusieurs de ses frères (plus d’une dizaine) blessés. C’était hier vendredi au moment de la grande prière hebdomadaire.
Des éléments de la gendarmerie avaient tenu compagnie à des employés de la société Ma-Mwe à Ivembéni pour assurer leur protection dans une opération de coupure d’électricité. L’intervention de Ma-Mwe dans le village, était destinée à isoler Ivembéni du réseau électrique après avoir relevé une fraude dans certains foyers du village.
Selon un officier : « La société avait demandé notre protection craignant la solidarité des habitants du village qui se mettent, comme d’habitude, du côté des fraudeurs pour repousser les agents de la Ma-Mwe, parfois violemment ». Pour l’officier, ce qui s’est passé vendredi, est la preuve que la société d’électricité avait bien raison de solliciter la protection des forces de l’ordre. « Tous les habitants du village s’étaient dressés contre les agents des forces de l’ordre », regrettant beaucoup ce qui s’est passé.
Pour une femme d’Ivembéni que nous avons rencontrée à l’hôpital El-Maarouf, le soir du drame, l’intervention des soldats a eu lieu au moment où tout le monde se trouvait réuni à la mosquée. « A leur descente de voiture, les soldats ont tiré deux grenades lacrymogènes à l’intérieur de la mosquée », a dit la jeune femme qui s’est interrogée sur les raisons du choix du moment pour intervenir.
Garde-malade de son jeune frère, Machouhouli Said, 20 ans, admis à l’hôpital El-Maarouf, à la suite de traumatisme crânien, et plusieurs blessures aux épaules et au menton, Mme Said a dit : « tout ce que vous voyez est dû à des coups de crosse de fusil et des coup de pied des gendarmes sur mon frère ».
Se disant abasourdie par ce qu’elle venait de voir, la jeune Ivémbénienne s’est dite surprise de ce qu’elle a appelé « une punition collective de tout un village pour une seule famille que l’on suppose avoir fraudé ».
Notons que la société avait isolé toute la zone du secteur où se trouve Ivembéni après avoir relevé cette fraude (le foyer incriminé se refusant à payer l’amende imposée dans un cas pareil) et en représailles à la solidarité villageoise pour le supposé coupable. Les habitants des autres villages s’étant plaints, la société avait décidé de les sortir de l’isolement en laissant Ivembéni seul dans cette situation.
Ivembéni, souligne-t-on, est l’une des grosses localités du nord-ouest de Ngazidja située à environ 30 kilomètres de Moroni, la capitale des Comores.
M. Hassani
190708/mh/hzkpresse/12h00
SAINT-DENIS-DE-LA REUNION (AFP) 19/07/2008 - Le colonel Mohamed Bacar, président déchu de l'île comorienne d'Anjouan a été expulsé de La Réunion samedi matin avec son frère et deux de ses hommes à destination de Cotonou (Bénin) sur un vol spécial affrété par le gouvernement français, a annoncé la préfecture de La Réunion dans un communiqué.
"Ce matin, M. Mohamed Bacar, son frère et deux Anjouanais assignés à résidence à la Base aérienne 181 ont été reconduits par un vol spécial affrété par le gouvernement français à destination de Cotonou (Bénin)", indique le communiqué du préfet de la Réunion Pierre-Henry Maccioni.
Selon la préfecture, le départ s'est déroulé "sans aucun incident".
"Toutes les voies de recours suspensif étant éteintes, les autorités béninoises ayant fait connaître leur disponibilité à accueillir M. Bacar, le préfet a fait part à ce dernier et à trois autres Anjouanais préalablement désignés par lui, par courrier notifié le 10 juillet 2008 de son intention d'abroger les arrêtés d'assignation à résidence et de mettre à exécution les arrêtés de reconduite à la frontière les concernant", ajoute le texte.
Mohamed Bacar était arrivé à la Réunion en compagnie des militaires de sa garde rapprochée fin mars.
Renversé par une opération militaire conduite par l'armée comorienne et des troupes mandatées par l'UA, il avait fui Anjouan avec 22 de ses hommes en direction de Mayotte, d'où ils avaient été transférés à La Réunion pour y être assignés à résidence.
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
Moroni, mercredi 16 juillet 2008 (HZK-Presse) – Dans la matinée d’hier mardi, dans le quartier Hamramba, vers 12 heures. A la station Bonzami, les employés ont déserté les lieux. Et comme dans une foire, une interminable file de voitures à cours de carburant sont garées. Tout en haut des citernes à l’abri du tohu-bohu, des gens patientent, les cœurs sans espoir.
« Je n’ai plus l’espoir d’avoir du gasoil. D’ailleurs, j’ignore vraiment si la station a du carburant ou pas. En fait, je voudrais bien rentrer chez moi, mais je suis pétrifié car chaque fois que mon camion ne fonctionne plus faute de gasoil, c’est toute ma vie et la vie de mon foyer qui se retrouve perturbée », nous a dit Hadj Ibrahim, habitant de Mboude ya Bambao.
A ses côtés, Ridjal Ali, tronçonneur, nous a confié à son tour : « Avec cette jerricane, j’ai fait le tour de toutes les stations dans l’espoir d’avoir une goutte d’essence. Sans succès. Ils me disent toujours qu’ils ne vendent qu’à ceux qui ont des voitures. Comme je ne peux plus utiliser ma tronçonneuse, mon seul outil de travail, je risque de ne plus pouvoir nourrir ma famille. »
A quelques kilomètres de là, à la station Al Kamar c’est toujours la même scène de désolation. Ali Soilih alias Mahélé 100% et Ibrahim Hassane, tous deux chauffeurs de taxi-brousse, ont passé toute la nuit de mardi dans la station. Les fauteuils de leurs véhicules servant de matelas. « Parait-il que les stations ne vendent pas leur gasoil parce qu’il y a des rumeur de hausse des prix, et l’Etat hésite encore, d’où les menaces de spéculations, » nous ont-ils dit.
A la station Filling, Lopez, assistant de direction, somme les propriétaires des voitures que s’ils n’enlèvent pas leurs véhicules de la station, il serait obligé de les enlever par la force, quitte même de les mettre en morceau. « Je ne sais pas pourquoi je dois enlever ma voiture de là. Comme les autres je fais la queue aussi. Je n’attendrais pas six heures de temps ici pour en fin de compte céder la place à un autre. Qui va à la chasse perd sa place. Je ne suis pas né de la dernière pluie. Ma voiture reste là, qu’ils aient du carburant ou pas. A défaut de gasoil et d’essence, mes camions ne fonctionnent plus » nous a appris l’opérateur économique Abdourahamane Soundi.
Pour savoir ce qui se passe au niveau de la Société des Hydrocarbures, on s’est entretenu avec l’inspecteur Aboubacar Abdoulwahabe alias Kadafi. « Nous livrons toujours du carburant aux stations service. D’ailleurs, ce matin nous en avons livré une énorme quantité aux stations. Sûrement ils font du stockage. A vrai dire ils sont en train de manigancer quelque chose » nous a-t-il répondu, tout pressant le pas.
« C’est faut ce que dit l’inspecteur de la société des Hydrocarbures. Nous avons fait la commande habituelle de 3000 litres. Ils ne nous ont livré que les 1000 litres. Une infime quantité vendue d’un seul trait » rétorque Mzé Ahmed Salim, gérant de la station Feeling. « Comme ils seront bientôt en rupture de stock, ils rationalisent », croit-on savoir.
En effet, l’inspecteur des Hydrocarbures cherche à dissimuler une vraie fausse pénurie, pourtant vécue chaque jour de plus en plus durement par le consommateur. Pourquoi mentir à la population, en lui faisant croire l’arrivée d’un bateau de dépannage, qui serait suivi après 15 jours d’une importante cargaison dont aucune date n’est connue.
Pendant ce temps c’est toute l’économie du pays qui replonge dans la paralysie, avec toutes les conséquences liées aux délestages d’eau et d’électricité qui en déclouent. Un peu plus de transparence ne ferait de mal à personne.
Adjmaël Halidi
160708/ah/hzkpresse/18h00
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