PRESENTATION

A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

Mardi 27 mai 2008
SOURCE : ALWATWAN N° 1078 du 26 mai 2008 : Le président de la République propose de ponctionner les salaires des fonctionnaires pour créer des entreprises



Le président de la République propose de ponctionner les salaires des fonctionnaires pour créer des entreprises
Dans son discours à la nation, hier, 25 mai, à l'occasion du deuxième anniversaire de son accession au pouvoir, le président Sambi a appelé les agents de l'Etat à participer à l'effort national. Il propose aux fonctionnaires ''les mieux lotis'' de consentir entre 25 et 30% de leurs salaires pour créer des entreprises ''privées'' sous forme d'actions. Selon lui, la masse salariale constitue aujourd'hui un vrai goulot d'étranglement et empêche le développement du pays.

Les agents de l'Etat coûtent cher. Tellement cher qu'il est impossible d'envisager le moindre investissement. Le message du président Sambi, à l'occasion du deuxième anniversaire de son avènement au pouvoir, était très clair : il faut dégraisser le mammouth de la Fonction publique et revoir l'architecture institutionnelle du pays. Autrement, les Comores seront toujours à la merci de l'aide extérieure.
''Nous avons trop de superstructures avec quatre présidents, quatre assemblées et des conseillers ici et là. Toutes ces institutions n'ont aucune espèce d'importance et leur utilité reste encore à prouver'', a dit le chef de l'Etat. Chiffres à l'appui, il a démontré combien la masse salariale constituait aujourd'hui un vrai goulot d'étranglement et empêche tout investissement public : ''En 2007, les recettes de l'Etat étaient d'un peu plus de 20 milliards 300 millions dont 15 milliards ont servi à payer les fonctionnaires. C'est inacceptable''. Il faut dire que, selon les institutions de Bretton Woods, la masse salariale devrait être de 35% du budget national. ''On en est aujourd'hui à 75, voire 80%'', a regretté Sambi.
Pour permettre au pays de pouvoir faire face aux défis du moment, il propose aux fonctionnaires de consentir entre 25 et 30% de leurs salaires pour participer, sous forme d'action, à la création d'entreprises. ''J'ai saisi le ministère des Finances qui, très bientôt, va mettre en œuvre cette politique'', a dit le chef de l'Etat. Le projet devra commencer, en principe, dès le paiement du mois de février 2008.
Parlant de son bilan de deux ans de pouvoir, le président Sambi estime avoir permis aux Comores de retrouver une meilleure image sur le plan international à travers, notamment, l'apurement de ses arriérés de paiements auprès de ses partenaires économiques dont la Banque africaine de développement (Bad). Il a également cité le lancement du projet Habitat et l'ouverture prochaine d'une ligne de crédit immobilier au bénéfice de l'ensemble des citoyens.
A l'actif de ses deux ans d'exercice du pouvoir, le chef de l'Etat a surtout souligné le retour d'Anjouan dans le giron de l'archipel avec la tenue, en juin prochain, d'une élection présidentielle sur l'île : ''J'ai réussi à mettre en échec le projet de séparer Anjouan du reste de l'archipel comme en ont voulu certains, à l'exemple de l'île de Mayotte''.
Mohamed Inoussa
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Dimanche 25 mai 2008
Comme, aujourd'hui, le 25 mai, c'est la fête des mères, des mamans ..., je souhaite une bonne fête à toutes mes mamans.

S'il est incontestable que je pense particulièrement à ma maman chérie, ma maman biologique grâce à qui je suis ce que je suis, je ne peux pas  me permettre d'oublier  toutes mes autres mamans : toutes ces femmes qui , chacune à sa façon, ont contribué à mon éducation,  m'ont aimé,  m'ont considéré comme leur fils...

Je pense aussi fortement à ma mère-patrie.

Je vous aime toutes.

Je vous offre  le poème ci-dessous que j'aime bien. C'est  mon fils de 8 ans, votre petit fils, qui l'avait apporté de l'école il y a deux ans pour l'offrir à sa maman en guise de cadeau :


 Bonne fête maman !

Qui m’embrasse le matin,

Me fait plein de câlins ?

Qui m’habille et me coiffe,

Me donne à boire si j’ai soif ?

Qui prépare des gâteaux,

Soigne mes petits bobos ?

Qui raconte des histoires,

Pour m’endormir le soir ?

C’est ma maman,

Maman chérie...

Et c’est elle

La plus jolie !


Halidi  (HALIDI-BLOG-COMORES)
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Vendredi 23 mai 2008

 Vendredi de l’Arc-en-ciel

Conférence-débat vendredi 23 mai 2008, à 18h
Bât C salle Co22  à  l’université de Saint Denis Paris

Thématique : « Le parcours d’ Ismaïl Mohamed Ali » : à l’image de la plupart des jeunes comoriens de sa génération vivant en Europe, il reste convaincu qu’un retour des Comores au premier plan passe, entre autres, par une meilleure transmission des connaissances, notamment de l’histoire, de la culture et de la géographie de cet archipel et par le refus catégorique de renoncer à son unité millénaire »

 

 

          Historien de formation et journaliste, Ismaïl Mohamed Ali fait partie de ces jeunes franco-comoriens sensibles à l’actualité brûlante de leur pays d’origine. En 1998, aux côtés de Youmna Mohamed, Myad Chaïbou, Fahmi Boina, Aminata Zambardjoudi, Ibrahim Barwane ou encore Darchari Mikidache, il anime l’association Espoir Jeunesse dont l’objectif consistait alors à créer une passerelle culturelle dynamique entre les Comoriens nés et ayant grandi en France et ceux nés et ayant  grandi aux Comores. Ismaïl prend part à de nombreuses manifestations politiques, culturelles et artistiques  regroupant la communauté comorienne, et il s’exprime souvent à travers des textes forts en slam.

Au début de la conférence, Vanessa De Abreu de la FAFRAD (Fédération des Associations Franco-Africaines de Développement) va parler d’«Actions Volontaires pour l’Orientation et l’information au Retour dans leurs pays d’origine des étudiants de l’Afrique sub-saharienne en fin de formation »                               

 

 

Votre présence est vivement souhaitée !

   

Association des étudiants comoriens de paris8.               
2 rue de la Liberté - 93526 St Denis cedex
Tel : 01-48-27-17-51
mail :
arcencielcomores@gmail.com
M° : Saint-Denis Université (ligne 13) 

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Jeudi 22 mai 2008

SOURCE : Al-watwan N° 1074 du 20 mai 2008

 

Selon le docteur Mohamed Moundhirou Djoubeir, qui se bat depuis des années pour la mise en place de cette unité de dialyse, l’insuffisance rénale serait en progression dans la population comorienne parce que, entre autres raisons, les maladies causales (le diabète, l’hypertension artérielle, les maladies infectieuses rénales et les Mst) sont elles-mêmes en augmentation.

 

Un médecin comorien, le docteur Said Moumini, et onze autres professionnels de la

santé (infirmiers, techniciens de laboratoire, ingénieurs techniciens de maintenance), ont pris l’avion à l’aube aujourd’hui pour se rendre au Caire où ils vont effectuer un stage de trois mois afin se familiariser avec le fonctionnement d’une unité de dialyse.

Ils ont été retenus, à l’issue d’une sélection menée par des partenaires égyptiens de l’association pour la législation islamique pour travailler dans le futur centre de dialyse dont l’ouverture est prévue pour le début de l’année prochaine à El Maarouf.


Cette formation entre dans le cadre de l’appui accordé à notre pays par cette Ong égyptienne qui s’est engagée à assister l’Union des Comores à mettre en place cette unité dont l’absence cause beaucoup de torts aux personnes souffrant d’insuffisance

rénale. Il faut savoir que les malades dont l’état nécessite de les faire dialyser

sont obligés d’aller vivre à l’étranger ou de se laisser mourir.Beaucoup de Comoriens, aujourd’hui, sont ainsi contraints de résider à l’étranger pour suivre ce type de soins encore inexistants à El-Maarouf avec tout ce que cela représente  comme contraintes. ‘‘Lorsque le problème (insuffisance rénale) est identifié à ses débuts nous avons les moyens de bloquer la progression. Malheureusement, les malades sont transférés beaucoup trop tard. Quand ils arrivent dans notre service, ils sont souvent en phase terminale. Et là ils doivent partir à l’étranger à vie pour suivre la dialyse ou attendre la mort’’, a affirmé dans ces colonnes récemment le docteur Mohamed Mondhirou Djoubeir, l’uniquenéphrologue du pays. Selon ce jeune médecin qui se bat depuis des années pour la mise en place de cette unité de dialyse l’insuffisance rénale serait en progression dans la population comorienne.

La première raison en est que les maladies causales sont elles-mêmes en augmentation : le diabète, l’hypertension artérielle, les maladies infectieuses rénales et les Maladies sexuellement transmissibles. Souvent, la prise en charge n’est pas correcte. Il arrive que les malades du diabète, par exemple, ne soient pas bien suivis. Soit parle qu’ils ne prennent pas les médicaments soit parce qu’ils n’arrivent pas à acheter les molécules dont ils ont besoin. Cela favorise l’évolution de l’insuffisance rénale. Entre septembre 2006 et février 2007, il a été enregistré 58 nouveaux cas d’insuffisance rénale dont 18 en phase terminale. Outre qu’elle forme le personnel, l’Ong égyptienne s’est engagée à fournir une unité pouvant contenir dix machines de 10 millions de francs environ l’Unité, de réhabiliter le local et de mettre à la disposition de l’hôpital des assistants techniques pour la phase de démarrage.


On signale qu’une mission de la même Ong égyptienne a amené dans le même vol une personne souffrant de troubles cardiaques en vue de l’opérer au Caire.


Ali Moindjié

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Mercredi 21 mai 2008
 Par une un arrêt rendu hier suite aux recours en annulation déposés par les candidants , Moussa Toybou et Bacari Abdou et requêtes introduites par le ministre en charge des élections et  le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI),
la Cour constitutionnelle a validé cinq candidatures à l'élection du chef de l'Exécutif de l'île autonome d'Anjouan, prévue le 15 juin prochain.

En fait, la cour Constitutionnelle n'a fait que confirmer les candidatures de Bacari Abdou (Député insulaire), Bastoine Soulaimana (Magistrat), Mohamed Djaanfari (ancien vice-président de l'Assemblée de l'Union), Moussa Toybou (ingénieur des BTP et Ancien Ministre sous Djohar) et Sondi Abdou Latuf Soilihi (Entrepreneur) ( voir notre article du 11 mai 2008 en cliquant ICI).

Ce qui nous parait intéressant dans cet arrêt est la justification par notre Cour Constitutionnelle de l'invalidation de la candidature de Mohamed Bacar, l'ex chef de l'Exécutif de l'île et rebelle réfugié à l'île de la Réunion. En effet, celle ci  évoque un jugement du Tribunal Correctionnel en date du 15 mai dernier qui aurait condamné Mohamed Bacar à "5 ans d'emprisonnement ferme assortis de 5 ans de privation de ses droits civiques et politiques pour usurpation de titre".

Encore un autre arrêt de notre Cour Constitutionnelle qui mérite un débat juridique passionné ! Espérons que nos constitutitionalistes et enseignants-chercheurs  de l'université des Comores ou tout simplement les juristes passionnés du droit constitutionnel et de la procédure pénale useront enfin de leur plume et de leur  salive.

Halidi (HALIDI-BLOG-COMORES).
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Mardi 20 mai 2008

 

 

SOURCE : Al-watwan N° 1074 du 20 mai 2008

 

Le Cnrea, centre national pour la recherche en exploitation agricole, association

à but non lucratif, expérimente la production de riz en Grand-

Comore, après l’expérimentation concluante menée par une équipe chinoise

à Mohéli. Pour cette première phase d’expérimentation, le centre mise sur

la production des semences, en cultivant près de 10 hectares susceptibles de

produire près de 40 tonnes, à raison de 4 tonnes par hectare. Une cérémonie

est prévue le 22 mai pour récolter ce riz qui vient de prouver que le

pays est capable d’inverser la tendance, consommer sa propre production

au lieu d’importer 40.000 tonnes de riz par an.

C’est le 16 janvier 2008, exactement, que le centre a commencé à semer. Un délai de 120 jours est nécessaire avant la récolte. Les semences seront proposées par lesproducteurs au prix de 100 francs le kilo, revendu au transformateur à 125 francs, au commerçant à 150 francs avant de finir au marché au prix de 175 francs. Pour cette première expérience, neuf variétés de semences sont en phase d’expérimentation dont une qualité comorienne, le Irunbe, et des variétés en

provenance d’Asie et d’Amérique latine, du brésil précisément. Le taux de brisure des semences récoltées est de l’ordre de 60%, alors que le coût de production de ces 10 hectares est estimé par le centre à 750.000 francs. Les variétés répondant

au nom de Hawadji, Varsada, Varbe, Mwanbaha, Trewe, Bafou, Deve, et Safina sont de la qualité ‘de riz blanc’’. Le responsable Moutuon Zakoine, initiateur du projet ‘‘promet que les chinois ont accepté de venir installer une décortiqueuse dans les prochains jours’’.

Les deux villages de Simboussa et Ntosralé, situés dans la région de Mboudé, emploient en tout 46 apersonnes. Dans le premier village le  projet a enregistré une perte de l’ordre de 70%, ‘‘à cause du relâchement  de la surveillance de la plantation’’.

 

1488 tonnes de semences

 

Dans le second, Ntosralé, le projet est ‘‘fier des 95% de rendement  honorable enregistré’’. Cette première phase consiste à mettre à la disposition des agriculteurs qui le souhaitent des semences suffisantes  pour cultiver le riz sur l’ensemble du territoire national. Les  projections du centre ciblent près 372 hectares, capables de produire 1488

tonnes de semences. Déjà, trois zones ont été identifiées : le nord, le  sud et le centre de la Grande-comore avec comme village phares,  Dimadjou (Hamahamet), Simboussa (Mbadjini) et Maweni dans la région de Mboude.


Une cérémonie est prévue le 22 mai pour récolter ce riz qui vient de prouver

que le pays est capable d’inverser la tendance, consommer sa propre

production au lieu d’importer 40.000 tonnes de riz par an, et atteindre l’autosuffisance alimentaire. Pour répondre la demande en riz, le pays doit mettre à la disposition des agriculteurs 3333 hectares qui produiront trois fois par an, pour satisfaire la demande intérieure. Les agriculteurs comoriens qui ont atteint

une capacité de production de bananes de 16.000 tonnes l’an, peuvent

aussi diversifier les cultures en adoptant la culture du mais, par exemple,

et changer les habitudes alimentaires des Comoriens. Pour y parvenir, les

appuis financiers doivent leur parvenir directement et des politiques claires,

Cohérentes doivent être élaborées en les impliquant dans leur définition.

C’est la seule alternative viable, pour amortir la crise et préparer l’avenir.

 

Ahmed Ali Amir

Aboubacar Moindjié

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Lundi 19 mai 2008

Comores / Diplomatie

Moroni, vendredi 16 mai 2008 (HZK-Presse)Alain Joyandet et Ahmed Ben Saïd Jaffar, respectivement secrétaire d’Etat français à la Coopération et à la Francophonie et ministre des Relations extérieures des Comores, ont signé hier peu après 21 heures, deux conventions de financement dites « post conflit et d’urgence ».

 La première convention, d’un montant de 410.820.000 FC (835.000 €) et la seconde de 147.600.000 FC (300.000 €), doivent permettre « la relance rapide de la coopération ». Très précisément, ce financement servira au paiement des arriérés de salaires des agents de l’Etat et autres fonctionnaires civils à Anjouan et au renforcement de l’administration publique dans l’île par l’achat de mobilier de bureau et de matériel informatique.

 Dans le communiqué conjoint signé par les deux parties, il a été annoncé « la prochaine réouverture de l’antenne consulaire française sur l’île d’Anjouan », les signataires se félicitant « du climat amical ayant présidé à cette rencontre qui ouvre de nouvelles perspectives pour des relations séculaires entre les deux pays », c’est-à-dire les Comores et la France.

 Au sujet des questions brûlantes de l’heure, Mayotte et Mohamed Bacar, le communiqué souligne un examen « de plusieurs sujets d’intérêt commun notamment la question de Mayotte, la circulation des personnes et des biens entre les îles de l’archipel, le traitement réservé aux Comoriens des autres îles à Mayotte ainsi que la demande d’extradition de Mohamed Bacar et ses affidés », prenant bien soin d’omettre l’île comorienne de Mayotte ?

 Ce qui aurait paru, peut-être, aux auteurs du communiqué un peu trop pour la partie comorienne car ce serait une reconnaissance de la partie française de l’appartenance de Mayotte à l’ensemble comorien.

 Alain Joyandet, selon des sources proches du ministère des Relations extérieures des Comores devait reprendre l’avion aussitôt après, tandis que son collègue de l’Outre-Mer, Yves Jégo quittera Moroni avant la fin de la matinée ce vendredi.

 Répondant aux questions des journalistes après la signature des conventions, M. Joyandet a déclaré que la France sait agir dans la durée mais aussi dans l’urgence, non sans rappeler les moments difficiles vécus mais qui relèvent du passé, tandis que son collègue des Relations extérieures comorien, dira que dans l’histoire des relations entre les pays, il arrive des fois qu’on connaisse des hauts et des bas.

 L’un et l’autre, certainement, pensaient aux manifestations d’hostilité contre la France vécues à Moroni, Mutsamudu, Fomboni, Dzaoudzi, La Réunion et dans plusieurs villes françaises à forte concentration comorienne après la fuite ou l’exfiltration de Mohamed Bacar dont la France a été soupçonnée d’avoir contribué.

 Quelques heures avant l’arrivée à Moroni de la délégation française, les parlementaires comoriens, avec à leur tête le président de l’Assemblée de l’Union, Said Dhoifir Bounou, et celui de l’Assemblée de l’île de Ngazidja, Soudjay Hamadi, sont descendus dans la rue de la capitale pour protester « contre la visite du ministre français des colonies », Yves Jégo.

 Dans leur communiqué publié la veille, les élus ont accusé le gouvernement de « haute trahison » pour avoir cédé devant la partie française sur « la question de l’île comorienne de Mayotte » et particulièrement la levée depuis le 1er mai dernier de l’interdiction du transport des ressortissants comoriens expulsés de Mayotte vers les trois îles soeurs.

 M. Hassani 
160508/mh/hzkpresse/15h00

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Vendredi 16 mai 2008

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 Comores / Politique & institutions

Moroni, vendredi 16 mai 2008 (HZK-Presse)« La Grande-Comore est fatiguée », a dit l’ancien préfet du Sud et notable de Ngazidja, le vénéré Mzé Mouigni Abdallah. C’était hier, jeudi après-midi, au cours d’un meeting appelé par Mohamed Abdouloihabi dans l’enceinte du siège de la présidence de l’île. Le ton est donné et les propos seront assez musclés. Celui qui a pris la parole au nom de Ngazidja a interpellé le chef de l’exécutif, lui demandant jusqu’à quand saura patienter l’île.

 « Hier, on sollicitait notre patience en attendant le retour d’Anjouan », a dit Mzé Mouigni Abdallah qui a poursuivi : « aujourd’hui, Anjouan est revenue. Où est notre part ? ». Et le notable du sud de s’étonner que les autorités de l’Union, qui sembleraient se soucier d’Anjouan seulement, paraîtraient oublier Ngazidja.

 « N’y a-t-il pas d’arriérés, ici ? » s’est interrogé l’orateur. Et de continuer par rappeler que dans un passé récent, un projet financé par la coopération chinoise devait électrifier toute l’île de la Grande-Comore. Mais à sa grande surprise, a-t-il laissé entendre, le projet devait être scindé pour une répartition équitable entre les trois îles.

 C’est sur ce ton que le discours se poursuivra avant que M. Abdallah appelle tous les Wangazidja à militer en faveur des intérêts de l’île. « Nous n’avons qu’un seul parti : Ngazidja. Qu’on ait élu Abdouloihabi ou pas, notre parti à nous tous, Wangazidja s’appelle Ngazidja ».

 Quant au président de l’île, après avoir fait un bref compte rendu de sa mission aux Etats Unis où il a pris part au Forum des maires et dirigeants municipaux arabes et américains, il a expliqué que ses relations avec le président de l’Union des Comores ne constituent pas « un conflit » mais plutôt des « incompréhensions ». Selon lui, c’est « Foundi qui refuse le dialogue, qui rejette toutes les propositions, jusqu’aux rencontres prévues entre les chefs des exécutifs de l’Union et des îles mais qui demeurent sans suite ».

 Le discours du meeting par les deux orateurs a rappelé au public un passé pas très lointain de conflit entre l’exécutif de l’île et celui de l’Union des Comores, en dépit d’un effort du président Abdoulihabi d’atténuer la virulence des propos de son prédécesseur à la tribune. L’assistance aura retenu que nous sommes revenus à la case départ et tout le monde s’est rappelé le passé conflictuel Elbak/Azali qui n’a rien apporté ni à l’un ni à l’autre et a tout fait perdre au pays tout entier.

 Ce regain de tension dans les rapports entre le pouvoir central et l’exécutif de l’île survient après une série de nominations opérées par le gouvernement de l’Union, en violation des textes en vigueur, notamment au centre hospitalier d’El-Maarouf, où le nouveau directeur nommé par le chef de l’Etat est très contestée par les autorités de l’île.

 « La virulence des propos que je viens d’entendre, confiera un confrère, ne m’a guère surpris. Ils ressemblent à s’y méprendre à ceux que j’ai entendus le matin à Voidjou lors de la cérémonie de passation de service entre la directrice sortante, Mme Ralia Abdou et son successeur, M. Daffar, l’ancien chef du protocole du président Sambi ».

 En effet, selon des participants à cette cérémonie, Mme la présidente de l’île avait donné le ton depuis le matin. Et qui a dit que le séparatisme était derrière nous ?

 M. Hassani
160508/mh/hzkpresse/9h00

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LU POUR VOUS

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait