PRESENTATION

A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

Mercredi 23 avril 2008

SON PORTRAIT

 

Nègre dont l’inconscient est plus verrouillé

captant l’esprit surréaliste d’André Breton

Frère aimé et l’ami du message confié au patron du cotre

jonglant avec le phénix et les laminaires

Bouche des malheurs sans bouche

ingurgitant allégrement les mots

Fleuve à grosses lunettes figées

dénudant la négritude

Imagologue de la route de la redoute
                                           chantant « Nocturne d’une nostalgie »
                                           Toi Grand poète, toi Notre fierté

                                              Halidi Allaoui 
                                              extrait de "Cris d'ici et d'ailleurs"


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Mercredi 23 avril 2008
     

« Tout sauf l’unité nationale, la tournante et l’autonomie des îles » 
 
Moroni, lundi 21 avril 2008 (HZK-Presse) – Dans un communiqué conjoint signé à Fomboni le 16 avril dernier, les gouvernements des îles autonomes de Ngazidja et de Mwali se déclarent favorables à la proposition du Chef de l’Etat de convoquer une conférence inter-comorienne après l’élection présidentielle d’Anjouan, pour discuter des aménagements constitutionnels à opérer sur le fonctionnement des institutions actuelles.

Le deux chefs des exécutifs insulaires, Mohamed Ali Said de Mwali et Mohamed Abdouloihabi de Ngazidja rejettent en revanche toute initiative qui tendrait « à remettre en cause les principes de l’unité nationale, de la présidence tournante et de l’autonomie des îles » qui, a priori ne peuvent à leurs yeux faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle, comme semblent l’envisager « certains milieux politiques » que les auteurs du communiqué, visiblement « inquiets », se refusent de nommer.

Pour les nouvelles autorités des îles de Mwali et Ngazidja, qui réaffirment « leur volonté de collaborer et de travailler ensemble pour l’unité nationale et le développement socio-économique du pays », la future conférence nationale annoncée par le président Sambi, devra permettre aux différents participants de « discuter de toutes les questions relatives aux incohérences juridiques et au partage des compétences en souffrance », tout en préconisant la réactivation du comité permanent chargé du suivi du transfert desdites compétences. Ce comité n’a pas siégé depuis l’échec en décembre 2006 des négociations entre le gouvernement de l’Union et ceux des îles autonomes, aggravé par la nouvelle crise d’Anjouan de juin 2007.
 
Le communiqué du 16 avril appelle les autorités de l’Union à renouer le dialogue avec les Iles, à travers la tenue régulière de la conférence des présidents et des conseils intergouvernementaux, inaugurés par le président Ahmed Abdallah Sambi au lendemain de son élection à la magistrature suprême en mai 2006.
 
Signé par le directeur de cabinet du président de Mwali chargé de l’action gouvernementale, Ben Cheikh Mzé Cheikh, et le ministre de Ngazidja chargé des relations avec les institutions, Ahmed Said Issilame, le document se réfère à la constitution de l’Union de 2001 et aux lois fondamentales des îles, des acquis qu’ils considèrent comme « le gage de la stabilité politique » retrouvée.
 
El-Had Said Omar
Source: Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

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Mercredi 23 avril 2008
SOURCE : SAINT-DENIS-DE-LA REUNION, 23 avr 2008 (AFP) - 15h38

Asile politique en France pour deux hommes du colonel Bacar (préfecture) .

L'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a accordé l'asile politique en France à deux hommes du colonel Mohamed Bacar, le président déchu d'Anjouan (Comores), et l'a refusé à 6 autres, a annoncé mercredi la préfecture de La Réunion.
"L'OFPRA n'a pas encore statué sur la demande de Mohammed Bacar", ni sur les autres hommes qui l'accompagnaient, ajoute la préfecture dans un communiqué.

Mohamed Bacar a été renversé fin mars par une opération militaire de l'Union des Comores appuyée par des troupes mandatées par l'Union africaine et soutenue logistiquement par la France.
Il s'était enfui en territoire français, arrivant sur l'île de Mayotte, avant d'être transféré à La Réunion et placé en détention le 5 avril, avec les 22 hommes qui l'accompagnaient.
La chambre d'instruction de la Cour d'appel de Saint Denis avait ordonné vendredi dernier sa remise en liberté, ainsi que celle de ses hommes. Tous sont assignés à résidence à La Réunion.
Le gouvernement des Comores demande l'extradition de Mohammed Bacar, qu'il accuse de "détournements de fonds publics, homicides volontaires, viols, tortures et autres violences contre les habitants d'Anjouan".
Concernant les six hommes qui n'ont pas obtenu l'asile, l'OFPRA a considéré que "les intéressés ont commis aux Comores des faits graves qui les excluent du bénéficie du statut de réfugié en France".
"Pour autant", ajoute la préfecture, "ces personnes ne peuvent pas être renvoyées dans leur pays d'origine car l'OFPRA a estimé que leurs craintes de persécutions étaient fondées".
Elles seront "assignées à résidence jusqu'à ce qu'un pays tiers accepte de les accueillir", précise la préfecture, ce qui donne à penser que le colonel Bacar pourrait lui aussi bénéficier d'une telle mesure de protection (non renvoi aux Comores), même s'il n'obtient pas l'asile politique en France.



© 2008 AFP.
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Mercredi 23 avril 2008

Ahmed Ben Saïd Jaffar : « Je ne suis pas venu pour le cas Bacar »

 
Le ministre comorien des Affaires étrangères, Ahmed Ben Saïd Jaffar (Photo), a effectué une courte visite sur notre île. Même si cela n'était pas le sujet « prioritaire », il s'est exprimé sur le cas Bacar, qu'il souhaite voir jugé aux Comores. Autre sujet sensible : le statut de Mayotte.

LE ministre comorien des Affaires étrangères le rappellera, « le cas Bacar ne devra pas être source de conflits entre la France et les Comores ». « Je ne suis pas venu pour le cas Bacar », déclarera aussi Ahmed Ben Saïd Jaffar, sans pour autant faire l'impasse sur le sujet. « Nous avons transmis au départ une demande d'arrestation provisoire au Ministère de la Justice française, suivie d'un certain nombre de documents fournis aux autorités françaises pour démontrer l'inculpation de Bacar, de tout ce qu'il a fait à Anjouan. Aujourd'hui, nous suivons ce dossier de près », explique le ministre comorien, informant que le gouvernement comorien a saisi l'avocat Jacques Vergès « pour s'occuper du dossier, et voir comment Mohamed Bacar pourrait être extradé aux Comores ».
Selon lui, « les charges qui pèsent contre Bacar sont suffisantes pour qu'elles soient prises en compte, et que Bacar soit extradé ».
Si cet objectif n'est pas atteint, cela en dépit de la pression de l'opinion comorienne, le gouvernement comorien pourrait faire appel à la communauté internationale pour rendre effective l'extradition de l'ancien dictateur anjouanais.
Toujours selon Ahmed Ben Saïd Jaffar, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner , s'est prononcé en faveur de l'extradition de Mohamed Bacar. Il faut encore attendre la décision de l'OFPRA, qui évalue la demande d'asile politique soumise par Bacar. Et Ahmed Ben Saïd Jaffar de rappeler que les Comores n'ont jamais été spécialistes de la peine de mort, garantissant à l'ancien dictateur une justice équitable, sans aucun recours à la peine ultime.

Mayotte est comorienne


Hier, le Conseil général de Mayotte se prononçait à l'unanimité en faveur de la départementalisation de l'île, et devra prochainement organiser la consultation des Mahorais sur ce point. Les Comores gardent la même position sur le dossier, et revendiquent toujours cette île devenue un eldorado français à ses dépends. « Nous ne pouvons pas admettre que Mayotte ait ce statut. (...) Aujourd'hui, le Conseil général de Mayotte a demandé à ce que l'on procède à un référendum. Ils peuvent bien le demander, mais en ce qui nous concerne, il est évident que le gouvernement comorien ne partage pas ce point de vue », déclare le ministre, qui encourage le dialogue sur ce sujet épineux.
Pour ce qui concerne les clandestins comoriens qui constituent près d'un tiers de la population mahoraise, le ministre rappelle que selon la position comorienne, ceux-là ne sont pas clandestins, puisque Mayotte est comorienne, et qu'ainsi, les Comoriens ont le droit de s'installer sur une terre qui est la leur. Voilà donc qui donne le ton. Récemment, une délégation française était reçue à Moroni. Il aura été question de l'affaire Bacar, mais surtout de coopération entre la France et les Comores, et de la mise en place d'un groupe de travail de haut niveau qui aura à traiter des reconduites à la frontière, notamment de ceux qui étaient fidèles à Bacar et qui se sont réfugiés à Mayotte.

Pour la coopération


Le ministre est venu dialoguer avec le Préfet de La Réunion et le président du Conseil régional de La Réunion. Il est question en premier lieu de la coopération régionale entre La Réunion et les Comores. « Il y a eu un certain nombre d'actions réalisées dans le cadre de la coopération régionale », explique Ahmed Ben Saïd Jaffar, notamment en matière d'agriculture, d'éducation, de santé scolaire. Après les différentes crises séparatistes qui ont marqué l'archipel des Comores, il est temps de penser au développement de l'archipel, qui figure parmi les pays les plus pauvres au monde. Pour autant, les Comores bénéficient de programmes d'investissement étrangers, émanant notamment de pays arabes. Le développement socio-économique devra néanmoins se faire dans un cadre pacifié. La France est-elle solidaire de ce souci de développement, au nom de la coopération ? Les Comores assument la présidence de la Commission de l'Océan Indien (COI) durant la période 2008-2009. Peut-être que l'on entendra enfin ses doléances !

Bbj
Source: Témoignages du mercredi 23 avril 2008
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Mercredi 23 avril 2008

 

Le grand chef religieux de la confrérie Shaduliya de Mayotte, Cheikh Ahmed Soilihi(voir la personne entourée en rouge sur la photo), est décédé à l'âge de 81 ans dans la nuit de vendredi 18 à samedi 19 avril à M'tsapéré, sa ville natale (Mayotte), des suites d'une longue maladie. La confrérie Shaduliya est la confrérie réligieuse la plus importante aux Comores.

(Photo :  gouvernement Djohar de 1991)

Cheikh Ahmed Soilihi a été enterré samedi matin dans son village natal en présence de nombreuses personnalités politiques et religieuses de l'île.

Grand notable et politicien connu dans l'ensemble de l'archipel et fidèle de l'ancien Président Comorien, Ahmed Abdallah Abdérémane, Cheick Ahmed Soilihi a assumé les fonctions de préfet de Mayotte à l'époque de l'autonomie interne, sous la colonisation française ; en 1991, il a été ministre des Affaires islamiques de notre pays sous la présidence de Said Mohamed Djohar.

HALIDI-BLOG-COMORES

 

 
 

 

 

 
 

 

 
 

 

 
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Dimanche 20 avril 2008
EH OUI ! Encore et encore, je vous propose de découvrir en vidéo, OUANI, ma raison d'être, comme je l'avais laissée en 1991. Que de la nostalgie ! Je n'en reviens pas. 17 ans déjà. 

Avec cette belle chanson d' Abdoulhamid KELDI qui accompagne la vidéo, il est temps que je me pose certaines questions avant qu'il soit trop tard.

Encore une fois, merci Doiffiri Mohamed d'avoir preté tes archives à mes yeux nostalgiques et de m'avoir procuré ce GRAND bonheur !

 

OUANI VUE PAR DOIFIRI EN 1991
envoyé par DOIFIRI

HALIDI-BLOG-COMORES
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Samedi 19 avril 2008
 
 
 

APA-Moroni (Comores) Les autorités comoriennes veulent aujourd’hui arrimer l’île d’Anjouan au système éducatif national et mettre de l’ordre dans un secteur qui, jusqu’à la chute du colonel Mohamed Bacar, échappait complètement à leur contrôle.

Depuis cinq ans, les examens de fin d’année ont toujours fait l’objet de marchandages à Anjouan entre le ministère de l’éducation et les familles des étudiants.

Beaucoup d’histoires parfois invraisemblables circulent autour de ce laisser-aller, comme celle de cette jeune fille qui a décroché son baccalauréat l’année dernière alors qu’elle ne s’était même pas présentée à l’examen.

« Beaucoup de mal a été fait à Anjouan, mais ce qui s’est passé au niveau de l’éducation est une catastrophe », a déclaré M. Mbaraka Abdallah Charif, doyen de la faculté de lettres de l’université des Comores.

Le ministre de l’Education nationale, Abdourahim Said Bakar, demande un plan et un budget d’urgence pour vite remettre à flot l’école à Anjouan.

« La priorité des priorités est la réintégration et le paiement des salaires des enseignants qui avaient été abusivement licenciés », a-t-il dit.

Parmi les questions cruciales du moment figure la réintégration de l’université de Patsy (Anjouan) au sein de l’université des Comores. L’Etat comorien envisage, en effet, de délocaliser certaines filières de l’université dans les deux autres îles de l’archipel.

« Nous entendons encourager la mobilité des étudiants entre les îles ; cela permettra de lutter contre les velléités séparatistes », a poursuivi le ministre Said Bacar.

 
IM/aft/APA
2008-04-17
 
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Samedi 19 avril 2008
 
Moroni, jeudi 17 avril 2008 (HZK-Presse) – Contre toute attente, c'est encore la société NICOM qui gagne contre la BIC (Banque pour l'industrie et le commerce), en obtenant des juges de la Cour d'Appel le rejet de la demande en révision du procès. Comme une douche froide, le délibéré est tombé hier mercredi 16 avril, dans la journée, au cours de l'audience publique présidée par Cheikh Salim, un magistrat que l'on croyait pourtant acquis à la cause de la BIC , selon de nombreux observateurs.

Composée de trois juges dont les conseillers Abdoulkader et Mme Nadhuma Youssouf, la Cour a motivé sa décision en estimant que dans cette affaire, la BIC a manqué à la procédure. Ce magistrat, qui exerçait précédemment à la chancellerie des fonctions administratives, sera le 10ème en trois ans à instruire cette affaire commerciale aux multiples rebondissements, qui a donné lieu à 7 décisions de justice successives, toutes favorables à la société NICOM et son gérant Shemir Kamoula. Comment et pourquoi une dizaine de magistrats d'un même tribunal, dont 4 juges de première instance, auraient-ils pu en arriver pratiquement aux mêmes conclusions ?
En décembre dernier, deux hauts magistrats de cette même Cour d'Appel ont été limogés pour avoir été soupçonnés de corruption, après avoir confirmé, dans le cadre de ce même dossier, le précédent jugement condamnant la BIC-Comores [une filiale du groupe BNP-Paribas] à payer 4,8 milliards (9,7 millions d'euros) à titre de dommages et intérêts pour avoir interrompu abusivement les lignes de crédits de la société NICOM.
Interrogé par HZK-Presse, l'avocat de cette dernière s'est déclaré « agréablement surpris » par le délibéré de la Cour d'appel. « Nous étions quelque peu réservés et même circonspects, par rapport aux changements intervenus dans l'appareil judiciaire, car cela ne nous inspirait pas confiance ». Mais tous comptes faits, « le droit a encore triomphé », ajoute Me Ibrahim Ali Mzimba.
Les juges d'Appel n'ont donc pas accordé à la BIC-Comores la possibilité tant espérée d'une ultime « procédure en révision du procès », en se fondant sur le fait qu'elle n'a pas satisfait aux conditions de recevabilité de sa requête telles que prévues à l'article 602 du code de procédure civile, notamment l'obligation d'une « assignation à comparaître de toutes les parties au procès, à peine de nullité ».
L'un des avocats parisiens de NICOM, Jacques Alexandre Genet, aurait semble-t-il réussi à démontrer dans ses plaidoiries, sa qualité de « fin procédurier », en soulevant cette exception d'irrecevabilité contre la BIC , reconnaît un juriste habitué des allées du palais de justice.
Ayant épuisé toutes les voie de droit, la BIC n'aura plus qu'à recourir à l'arbitrage international à travers l'OHADA [Organisation pour l'harmonisation du droit des affaires en Afrique, une juridiction intergouvernementale spécialisée dans le contentieux commercial, dont l'Union des Comores est membre adhérent, ndlr], comme semblait déjà l'envisager l'avocat comorien de la BIC , Me Fahmi Said Ibrahim.
El-Had Said Omar

Pour voir le compte rendu de l'affaire en 1ere instance, cliquez ICI
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LU POUR VOUS

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

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