PRESENTATION

A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

Mercredi 27 juin 2007
PRESIDENTIELLES DES ILES : LA COUR CONSTITUTIONNELLE A PUBLIE LES RESULTATS DEFINITIFS
 
Le président de la Cour Constitutionnelle de l'Union des Comores, Monsieur Mouzaoir Abdallah, a proclamé hier après midi les résultats définitifs du scrutin du 24 juin 2007. Il s’agit en fait de la confirmation des premiers résultats que nous avons diffusés le lundi dernier (voir ICI )

NGAZIDJA : Taux de participation : 58,48%

M. Mohamed Abdouloihabi  (photo ci dessous) est élu président de Ngazidja: 58244 voix 
soit
  57,05% 
   abdoulwahab.jpg

Maître Saïd Larifou : 43845 voix, soit 42,95%


MOHELI :
 
taux de participation : 63,73%

M. Mohamed Ali Said  (photo ci-dessous) est élu président de l'île de Mohéli: 6812 voix soit   57,15% 
Mohamed Saïd Fazul : 5107 voix soit 42,85%


mmed-ali-said.jpg

 
Halidi
 
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Lundi 25 juin 2007
BREF :
 
ELECTIONS PRESIDENTIELLES DES ILES : PREMIERS RESULTATS DU SECOND TOUR
 
Selon des sources sures, l'homme d'affaires le plus riche de l'île comme disent certains, Monsieur Mohamed Ali Said, a remporté hier les  mmed-ali-said.jpgMohamed Ali Said (photo)

élections à Mohéli. Celui-ci avait le soutien des autres candidats à l’exception de Abdallah Said Sarouma dit « Baguiri » lequel s’était rallié à Monsieur Fadhul, le chef de l’exécutif sortant.
 
Quant à Ngazidza, les résultats déjà diffusés par la radio nationale placent largement en tête Monsieur Abdoulwahab, Magistrat, ancien Ministre et candidat de la mouvance présidentielle de l'Union des Comores, qui s'opposait à Maître Larifou, avocat inscrit au barreau de Saint Pierre à l'île de la Réunion et leader du parti Ridja.
 
.abdoulwahab.jpg Abdoulwahab (photo)
 
AFFAIRE A SUIVRE.
 
Halidi
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Vendredi 22 juin 2007
Présidentielles des îles : La coalition d'Elbak demande la suspension du processus électoral

Moroni, jeudi 21 juin 2007 (HZK-Presse) – Dans un document publié hier mercredi et intitulé « appel pour un sursaut national », on apprend que la coalition des forces politiques et des personnalités qui ont soutenu le candidat Mzé Abdou Soulé Elbak demande « la suspension immédiate du processus électoral à Ngazidja et à Mwali » suivie de la convocation « d'une table ronde pour la recherche d'une solution définitive à la crise politique et institutionnelle » actuelle.

Les auteurs de cet appel tardif à l'ajournement sine die du second tour des élections présidentielles des îles, qui doit avoir lieu dimanche 24 juin prochain à Ngazidja et à Mwali, estiment que le maintien du scrutin dans les conditions actuelles serait « hautement préjudiciable à l'unité nationale ».

Préférant s'abstenir de toute consigne de vote ni en faveur du candidat Mohamed Abdouloihabi de la mouvance du président de l'Union, ni de Me Said Larifou du parti Ridja, la coalition du président sortant de l'île de Ngazidja, battu au premier tour avec moins de 13% des suffrages, accuse par ailleurs le président de l'Union, Mohamed Abdallah Sambi « d'incapacité à organiser dans l'immédiat des élections à Ndzouani ».

Pour les signataires de l'appel du 20 juin, le pays court le risque d'une « exaspération des revendications séparatistes dans l'île de Ngazidja et peut-être à Mwali ».

Constituée autour des partis PCDP-Djamanazi, Front Démocratique et MDP, cette alliance « elbakiste » dit espérer qu'à travers ce « véritable sursaut national » qu'elle appelle de tous ses voeux les acteurs politiques réussiront à « préserver les intérêts de Ngazidja, les acquis du processus de réconciliation nationale et sauvegarder l'unité nationale ».

Ils demandent ainsi au chef de l'Etat d'interrompre par un nouveau décret les élections dans les îles de Ngazidja et Mwali et d'ouvrir de nouvelles discussions « avec toutes les parties concernées ».

La communauté internationale est pour sa part invitée à « accompagner les efforts engagés pour sortir de la crise », indique le document, après avoir noté que le dernier communiqué de l'Union africaine relatif à la réunion ministérielle du 19 juin dernier « est loin de rassurer les comoriens quant à la tenue prochaine des élections présidentielles à Ndzouani ».

El-Had S. Omar - 210607/eso/hzkpresse/10h00

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Mercredi 20 juin 2007
Comores: l'Union Africaine exige un nouveau 1er tour "libre" de la présidentielle à Anjouan

ADDIS ABEBA (AFP) - L'Union africaine (UA), qui juge "nulle et non avenue" l'investiture du colonel Mohamed Bacar à la présidence de l'île comorienne d'Anjouan, a exigé l'organisation d'un nouveau premier tour "libre et transparent" de ce scrutin à Anjouan, selon un communiqué.

L'UA demande aux autorités d'Anjouan de "faciliter l'organisation d'un premier tour de l'élection du président de l'île à une date qui sera convenue par toutes les parties prenantes (...) et de créer les conditions d'élections libres, justes et transparentes", selon un communiqué transmis mercredi à l'AFP et publié après une réunion mardi au Cap (Afrique du Sud) d'un comité ministériel de l'UA sur la situation aux Comores.

L'UA a décidé de "dépêcher une délégation ministérielle aux Comores pour discuter avec les autorités comoriennes" de la situation tendue dans cet archipel de l'océan Indien.

L'élection le 10 juin et "l'installation du colonel Mohamed Bacar comme "président" d'Anjouan et tous les actes postérieurs des autorités anjouanaises sont nuls et non avenus", affirme le communiqué.

L'UA exige des autorités anjouanaises qu'elles "autorisent le déploiement de la Mission d'assistance électorale et sécuritaire de l'UA au Comores (MAES)", ajoutant: "La gendarmerie anjouanaise sera cantonnée et, en conséquence, ne sera pas impliquée dans la supervision du processus électoral".

Selon l'UA, la gendarmerie d'Anjouan sera à terme "désarmée et intégrée au sein de l'armée comorienne".

Si ces demandes ne sont pas réalisées par les autorités d'Anjouan, le communiqué affirme que le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA "devrait se réunir pour prendre toutes les mesures nécessaires, y compris la révision du mandat de la MAES et l'accroissement de ses effectifs, en vue de réaliser ces objectifs".

Des ministres ou représentants de l'Afrique du Sud, de la Tanzanie, du Kenya, du Mozambique, des Seychelles, de Maurice et de Madagascar et une délégation comorienne, ont pris part à la réunion du Cap.

L'Union des Comores est secouée depuis des années par un conflit de compétences entre l'Etat fédéral et les trois îles autonomes qui forment l'Union (Anjouan, Grande-Comores, Mohéli) et sont toutes dotées de leurs propres institutions.

Source : AFP
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Mardi 19 juin 2007
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)
Comores / Politique & institutions

Présidentielles des îles : Les électeurs suspendus aux consignes de vote des candidats

Moroni, lundi 18 juin 2007 (HZK-Presse) -
A moins de six jours du scrutin pour le deuxième tour de l'élection des présidents des îles de Mwali et de Ngazidja, l'on est encore aux hésitations et aux tractations de coulisse de l'entre deux tours. Fait inédit dans l'histoire électorale des Comores indépendantes, l'on n'a jamais attendu aussi longtemps pour connaître les consignes de vote des candidats éliminés. Ce qui prouve la complexité de la situation que doivent gérer les états-majors des deux candidats en lice.

Doit-on renforcer davantage les pouvoirs du président de l'Union, en lui élisant un président qui lui soit entièrement dévolu, au risque priver l'île de toute possibilité d'exercer un brin de contre pouvoir, dans un cadre institutionnel aussi profondément déséquilibré ? Ou est-il encore possible d'éviter un tel excès de concentration des pouvoirs, en redonnant à l'île les raisons de reprendre confiance en ses capacités d'assumer ses compétences, dans une nouvelle dynamique d'alternance démocratique ?

Tel est l'enjeu du 24 juin prochain et non des combines politiciennes qui risquent de désorienter les électeurs au lieu de les aider à faire un choix clair qui donnera plus de légitimité au prochain président qui sortira des urnes.

Seul Kamar Ezamane Mohamed de l'Undc, arrivé en quatrième position à Ngazidja avec 8,37% des voix, a déjà appelé ses électeurs à voter pour Mohamed Abdouloihabi, le candidat de la mouvance présidentielle de l'Union. On parlait aussi jusqu'à hier soir du soutien d'Abdou Raouf Ahamada (5,99%) et des avocats Fahmi Said Ibrahim (5,39%) et Ibrahim Ali Mzimba (5,46%).

Dans le camp de Said Larifou, on apprend que Houmed Msaïdié (7,01%) et Mtara Maecha (4,12%) ont confirmé leur intention de reporter leurs voix sur le candidat Ridja, tandis que des discussions étaient très avancées avec Dahalani Said Abbas (3,91%), Said Ali Kémal (3,59%) et Mohamed Said Abdallah Mchangama (3,45%) ainsi qu'Ahmed Mohamed El-Had.

Dans l'entourage du président sortant, Mzé Abdou Soulé Elbak, si aucune consigne de vote n'a été donnée à l'heure où nous mettons ce numéro sous presse, il n'est pas exclu que des personnalités de l'exécutif de l'île se range du coté de Me Larifou.

" Nous avons encore demain mercredi pour mieux affiner notre analyse ", nous a déclaré Dini Nassur, le directeur de campagne de Mzé Abdou Soulé El-Bak.

Mohéli, pas plus qu'en Grande-Comore, le silence semble être d'or chez les trois candidats les moins favorisés. Ni Abdou Djabir (3e position), ni Abdallah Saïd Sarouma et Fouad Mohadji (respectivement 4e et 5e position) ne se sont exprimés. Dans l'île, la campagne du second tour a peine à démarrer, tout le monde semblant plus ou moins abasourdi par les résultats du premier tour.

Dans la grande île, si le scrutin de dimanche 24 juin prochain semble enthousiasmer peu de monde, les causes seraient à trouver dans ce des observateurs politiques de Ngazidja et même certains états majors politiques appellent " les fraudes et la corruption massive " qui ont marqué le premier tour du 10 juin.

A ceci, les observateurs ajoutent " l'incapacité du pouvoir " à organiser le scrutin à Anjouan le 17 juin comme il l'avait fixé. " L'Union des Comores ne peut pas se limiter aux deux seules îles de Mwali et Ngazidja ", a laissé entendre un responsable politique grand-comorien. " Ou Sambi est président de l'Union ou il ne l'est pas".

M. Hassani et El-Had S. Omar

180607/aa/eso/hzkpresse/12h00


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Samedi 16 juin 2007
Elections Présidentielles des îles : LA COUR CONSTITUTIONNELLE A PUBLIE LES RESULTATS OFFICIELS LE JEUDI DERNIER

Vous trouverez ci-dessous les résultats officiels publiés par la Cour Constitutionnelle le jeudi dernier :


RESULTATS DEFINITIFS DE NGAZIDJA
 
Inscrits
 
180.139
Votants
110.591
Nuls
5.970
Suffrages exprimés
104.621
Taux de participation
61,15%
Mohamed Abdouloihabi
17.640 (16,94%)
Larifou Said
15.249 (14,55%)
Mzé Abdou Soulé Elbak
13.618 (12,98%)
Kamar Ezamane Mohamed
8.798 (8,37%)
Houmed Msaidié
7.496 (7,01%)
Abdou Raouf Ahamada
6.118 (5,99%)
Fahmi Said Ibrahim
5.569 (5,39%)
Ibrahim Ali Mzimba
5.548 (5,46%)
Mtara Maecha
4.316 (4,12%)
Dahalani Said Abbasse
3.971 (3,91%)
Said Ali Kémal
3.773 (3,59%)
Mchangama Mohamed S. Abdallah
3.616 (3,45%)
Mohamed Elkabir Abdoulazizi
3.060 (2,91%)
Said Soilihi Youssouf
1.930 (1,83%)
Maoulida Mabrouk
1.250 (1,19%)
Idriss Mohamed Chanfi
1.224 (1,16%)
Ahmed Mohamed Elhad
887 (0,76%)
Assany Mfoungoulié
730 (0,30%)

RESULTATS DEFINITIFS DE MWALI

Inscrits

19.391

Votants

12.787

Nuls

203

Suffrages exprimés

12.584

Taux de participation

65,94%

Mohamed Ali Said

4.117 (32,72%)

Mohamed Said Fazul

3.731 (29,65%)

Abdou Djabir Madi

3174 (25,22%)

Abdallah Said Sarouma

808 (6,42%)

Fouad Mohadji

754 (5,99%)

RESULTATS DEFINITIFS DE MWALI
Inscrits
19.391
Votants
12.787
Nuls
203
Suffrages exprimés
12.584
Taux de participation
65,94%
Mohamed Ali Said
4.117 (32,72%)
Mohamed Said Fazul
3.731 (29,65%)
Abdou Djabir Madi
3174 (25,22%)
Abdallah Said Sarouma
808 (6,42%)
Fouad Mohadji
754 (5,99%)
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Vendredi 15 juin 2007
La Cour Constitutionnelle a proclamé hier les résultats définitifs du premier tour des élections de Ngazidja et Mohéli.

 
Ci-dessous les résultats officiels proclamés par la Cour Constitutionnelle. Il ne s’agit en fait qu’une confirmation des informations que nous avons publiées ces derniers jours :

NGAZIDJA


Mohamed Abdoulwahab a obtenu 17640 voix soit 16,94%

Said Larifou 15249 voix soit 14,55%

MWALI

Mohamed Ali Said 4117 voix soit 32,72%

Mohamed Said Fazul 3731 voix soit 29,65%



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Vendredi 15 juin 2007
Election et crise anjouanaise :
Quand le temps commence à manquer


Moroni, mercredi 13 juin 2007 (HZK-Presse) – Le temps commence à manquer. C'est ce qu'a déclaré, hier mercredi devant la presse, l'envoyé spécial du président de la Commission de l'Union Africaine (UA) à Moroni, Francisco Madeira, parlant de la crise anjouanaise et du scrutin prévu pour s'y tenir le dimanche prochain.

D'après M. Madeira, depuis le dernier défi lancé aux institutions de l'Union des Comores par le colonel Mohamed Bacar qui a rejeté le décret reportant la tenue de l'élection du président de l'île au 17 juin, les négociations sont rompues. La rupture, a révélé M. Madeira, ouvre la voie à toutes les options pour résoudre la crise anjouanaise et rétablir la stabilité et l'unité du pays.

Francisco Madeira a indiqué que si une option militaire devait être prise, elle ne serait que le fait du gouvernement comorien souverain qui a l'initiative et non ses partenaires parmi lesquels la Ligue des Etats arabes dont la mission séjournant en ce moment aux Comores est coordonnée par Abdel Hakim Refay en compagnie de Zeïd Essaban, membre du Secrétariat général de la Ligue et de Nabil Goddi Mezali.

S'adressant aux journalistes en présence du colonel tanzanien, Daniel Igothi, du commissaire M. J. Fryer de la police sud-africaine (présents à Moroni dans le cadre de la sécurisation des élections) et de Masilo E. Mabeta, ambassadeur de la République d'Afrique du Sud à Moroni, M. Madeira a exprimé son assurance quant à la tenue du scrutin du 17 juin à Anjouan. "L'élection aura lieu dimanche, a-t-il dit, ou une autre fois mais sans certaines personnes".

Interrogé si par "certaines personnes", il fallait entendre le président Bacar et si sa candidature serait acceptée par l'Union Africaine, l'envoyé d'Alpha Oumar Konaré a précisé que cette question relève de la souveraineté des Comores.

"En quoi cela vous intéresse que l'initiative soit des Comores ou de l'UA ?", a-t-il répondu à la question du correspondant de l'AFP, désireux de savoir à qui appartient l'initiative au cas où ce serait l'option militaire qui serait suivie. "Nous ne sommes pas les joueurs, nous ne sommes pas les acteurs. Nous sommes ici pour les Comoriens qui sont souverains", a dit Francisco Madeira, ajoutant : "l'Union Africaine et la Ligue des Etats arabes ne permettront pas l'instabilité aux Comores".

Dans ce ''feuilleton en plusieurs épisodes'' qui se joue aux Comores depuis dix ans pour ne pas dire depuis avant, les Comoriens sont, en effet, les seuls et les premiers responsables. A charge pour eux de trouver, les premiers, les solutions les plus adéquates à leurs problèmes.

Trente-deux ans d'indépendance, certes, ce n'est rien pour la vie d'une nation. Mais c'est suffisant pour la vie d'un homme et surtout des dirigeants d'une nation pour comprendre qu'on ne fait pas des omelettes sans casser les œufs. Construire une nation c'est cela aussi : apprendre à faire des omelettes.

M. Hassani
130607/ha/hzkpresse /21h00
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LU POUR VOUS

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
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